Vélo et Marche

L'être humain est du genre mobile

Opération coup de pouce remise en selle : un cours de vélo offert pour se (re)mettre au vélo

Écrit par Lau on 2020-07-16

À l’occasion du déconfinement, l’État en partenariat avec la FUB, a lancé un plan d’urgence pour inciter les français à privilégier le vélo pour leurs déplacements : le coup de pouce vélo.
Ce plan se concrétise par 3 offres :

En tant que monitrice de vélo-école, je me suis donc inscrite dans le dispositif Coup de pouce vélo Remise en selle pour pouvoir vous proposer des cours de vélo.

En quoi consiste ce dispositif ?

Nous savons que le premier frein à la pratique du vélo est la peur de rouler en circulation. Certes nos villes sont encore trop souvent aménagées pour facilter la circulation automobile, et manquent d’aménagements cyclables, ce qui rend impressionnante la pratique du vélo en ville quand on ne s’y est jamais essayé. Mais depuis que je donne des cours de vélo, je réalise que bien souvent, cette appréhension est, parfois, également due à une maîtrise insuffisante du vélo.

Le coup de pouce vélo Remise en selle vous permet de bénéficier d’un cours d’1h30 adapté à votre besoin.

Dès notre premier contact, vous m’exposez votre objectif, votre pratique actuelle, vos attentes, le type de trajet que vous souhaiteriez pouvoir effectuer et nous élaborons ensemble un programme pour répondre au mieux à vos besoins. Le cours débutera par un test hors circulation, qui me permettra de vous donner des astuces pour améliorer votre maîtrise du vélo. Ensuite, si votre niveau le permet et si tel est votre souhait, nous partirons rouler en circulation afin d’expérimenter sur le terrain les différentes situations qui vous posent question.

Le fait d’être accompagné par une professionnelle vous permet d’être en confiance, et de découvrir… que finalement faire du vélo en ville ce n’est pas si compliqué. En prenant connaissance des ecueils à éviter, des trajets à privilégier, vous pourrez désormais progresser à votre rythme, en vous forgeant votre propre expérience.Vous pourrez ainsi apprendre à circuler en toute sérénité de profiter du plaisir de vous déplacer à vélo.

Modalités pratiques et étapes.

Dans le cadre de l’opération, le cours est offert, la TVA reste à votre charge et doit être réglée au début du cours.
Vous devez disposer d’un téléphone portable, sur lequel vous recevrez, à la fin de la séance, un SMS qui permettra de clôturer le cours.
Je peux au besoin (selon votre taille) vous prêter un vélo, mais l’idéal est d’effectuer le cours sur votre propre vélo afin que je puisse vous apporter des conseils qui lui seront spécifiques.
L’offre Coup de pouce vélo Remise en selle étant limitée à 1 cours par personne, si vous avez besoin d’un cours supplémentaire je peux vous en proposer à mes tarifs habituels (cf 4 – Cours particuliers )

Télécharger le Tract

Lire l'article paru dans la Nouvelle République le 19/08/2020

L'opération Coup de pouce vélo annoncée dans le magazine de Tours Métropole N° 70 - été 2020

2 webinaires sur OpenStreetMap et le vélo

Écrit par Lau on 2020-07-14

Après que j’ai animé les webinaires sur le Code de la route et le Code de la rue (cf article Réécoutez 2 webinaires sur le Code de la route à vélo et sur le Code de la rue), certains participants m’avaient sollicitée pour que je propose des webinaires sur OpenStreetMap et le vélo. Comme je n’avais pas le temps de préparer un diaporama sur ce thème, j’ai sollicité Charles Millet, qui lui aussi maîtrise bien le sujet, et avait déjà présenté une conférence à l’occasion du State Of The Map France 2019 (voir la vidéo ici La place grandissante du vélo dans OpenStreetMap )

Charles Millet, contributeur OSM et qui travaille à Cartocité a gentiment accepté de relever le défi, et le 7 mai, 107 personnes assistaient à un premier webinaire OSM et le vélo. Ce webinaire présentait les usages de différents logiciels utiles aux cyclistes et qui se basent sur la donnée OpenStreetMap.

Charles a utilisé l’outil de visioconférence Big Blue Button (BBB) mis à disposition par l’association 2i2l, hébergé par et maintenu par Aukfood qui est aussi l’hébergeur du nextcloud d’Artefacts… et désormais de BBB également puisqu’Artefacts a décidé d’utiliser cet outil opensource de visioconférence. Dans les jours qui précédaient la conférence je surveillais avec un peu d’anxiété le nombre d’inscrits qui ne cessait d’augmenter en me demandant si l’outil de visioconférence allait tenir le coup… et finalement oui, il a supporté la charge sans aucun souci ! Ouf :)

Webinaire OSM et le vélo :
Lien vers la vidéo (45 min de présentation et 1h d'échange) :

https://peertube.openstreetmap.fr/videos/watch/c27adaa2-8e26-4b49-8aad-a724ba0a406d
Lien vers le document d’accompagnement (questions posées par les participants et les réponses apportées, liens fournis par Charles, liens fournis par les participants) :
https://wiki.openstreetmap.org/wiki/File:Pad_WebinaireOSM%26Velo20200507.pdf

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Suite à ce premier webinaire, il semblait naturel de le faire suivre d'un nouveau webinaire sur le thème de la cartographie des aménagements cyclables, et notamment sur le sujet d’actualité des aménagements cyclables temporaires liés au déconfinement. C’était un nouveau défi que Charles a accepté de relever avec enthousiasme, car là pour le coup, il est bien plus calé que moi sur le sujet. Le 20 mai, c’est donc face à un plus petit comité (25 participants) que Charles présentait le webinaire Cartographier les aménagements cyclables temporaires, plus technique que le premier. L’objectif était de faire une démonstration à partir de l’exemple de cartographie dans OSM d’un aménagement cyclable temporaire. Cela permet ensuite aux personnes qui souhaiteraient s’y mettre de bénéficier d’une première approche. Sa démonstration se basait sur l'utilisation du logiciel d'édition JOSM.

Webinaire Cartographier les aménagements cyclables temporaires dans OSM :
Lien vers la vidéo (1h50) :

https://peertube.openstreetmap.fr/videos/watch/b205145a-87f3-439f-89ae-7e4247deca30
Lien vers le document d’accompagnement (questions posées par les participants et les réponses apportées) :
https://wiki.openstreetmap.org/wiki/File:QuestionReponsesLiensWeb2OSM%26Velo.pdf

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Vous trouverez l’ensemble de ces liens (vidéos et documents d'accompagnement) sur ma page utilisateur du wiki OSM : https://wiki.openstreetmap.org/wiki/User:Paysages/Webinaires

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Depuis : le 18 juin 2020, Jan Erik Solem, le co-fondateur et dirigeant de Mapillary annonçait le rachat de sa société par Facebook. Pour ma part, je n’enverrai donc plus de photos sur leurs serveurs, car je ne souhaite pas offrir de données à une société qui détient au niveau mondial un pouvoir à mon sens bien trop important sur les gens. Comme je l’indiquais à la fin du 1er webinaire, de plus en plus de sociétés privées contribuent à OpenStreetMap notamment par l’intermédiaire de salariés embauchés pour ajouter de la donnée, et parmi ces sociétés figurent Facebook, Amazon… qui peuvent ainsi s’appuyer sur un projet capable de concurrencer Google dans le domaine de la cartographie. Il convient donc de rester vigilant sur les orientations que ces géants pourraient impulser au projet OpenStreetMap, et pour cela a minima rester investi sur ce projet… ce qui revient à servir ces ogres, acte de résistance indispensable mais ô combien mortifiant !

Un mooc sur le vélo : Unraveling the cycling city

Écrit par Lau on 2020-06-05

J’ai profité du confinement pour suivre le mooc Unraveling the cycling city que je traduirais par Trouver la recette de la ville cyclable. Ce mooc est proposé par l’Urban Cycling Institut de l’Université d’Amsterdam. Si vous comprenez l’anglais (le mooc n’est pas encore traduit), je vous le recommande vivement car il offre une vision globale du vélo aux Pays-Bas, au travers d’articles de presse et d’articles universitaires. Il aborde également la pratique dans d’autres pays, mais à ce jour, il faut admettre que seuls les Pays-Bas ont une pratique massive du vélo généralisée à l’échelle d’un pays.



Nous qui en France sommes loin d’avoir atteint ce taux de pratique (3 % de part modale vélo contre 27 % aux Pays-Bas), pouvons penser qu’une fois que nous en serons là (si tant est que nous y parvenions un jour), ce sera gagné, que les militants vélo pourront aller vaquer à d’autres occupations… or ce que j’ai découvert grâce à ce cours, c’est qu’une pratique qui semble désormais si naturelle est à ce point évidente que la population n’y prête pas attention. Or ce qui n’est pas conscientisé peut se déliter, faute d’entretien. Visiblement certaines villes aux Pays-Bas ont vu leur pratique du vélo baisser, par manque de mobilisation pour prendre en charge le développement et le maintien d’une politique vélo. Je comprends alors que si l’un des enseignants, Marco te Brömmelstroet, propose un mooc tel que celui-ci et participe à la réalisation d’un film tel que Why we cycle - Pourquoi nous faisons du vélo, c’est comme pour tendre un miroir aux Néerlandais, pour qu’ils se voient tels qu’ils sont vus en dehors de leurs frontières, et dans l’espoir de ne pas voir disparaître ce que le monde entier vient admirer, étudier : un pays qui fait du vélo.



Contrairement à ce que beaucoup pensent, les Néerlandais n’ont pas toujours fait du vélo, et eux aussi ont eu leurs villes envahies de voitures (par la circulation et par le stationnement) dans les années 70. Et s’ils en sont arrivé à cette pratique du vélo, ce n’est pas parce qu’ils ont le vélo « dans les gênes » ou « dans leur culture ». Plusieurs facteurs ont contribué à faire de leur nation celle de la petite reine :


L’autre révélation inquiétante qui m’a frappée, après avoir découvert qu’une nation cycliste faisant référence pouvait cesser de l’être, c’est que la menace de l’obligation du port du casque n’épargne pas les Pays-Bas. Dans le cadre du cours, j’ai effectué des recherches complémentaires, et j’ai parcouru notamment le document

Door to door safety – Road Safety Strategic Plan 2030 – La sécurité porte à porte – Plan stratétique 2030 pour la sécurité routière.

Et là, dans un encart intitulé « Vision of the future : vulnerable road users protect themselves and others » « Vision du futur : les usagers de la route vulnérables se protègent eux-mêmes et protègent les autres. », dans le dernier point figure cette phrase « Wearing a helmet has become the norm, especially for children and senior citizens. » « Porter un casque est devenu la norme, en particulier pour les enfants et les aînés. » Alors bien sûr ce n’est qu’une phrase dans un document de 66 pages, mais elle souligne l’importance de renforcer la sécurité de toute part (qualité des infrastructures, ergonomie des vélos, formation des cyclistes à la pratique du vélo et des automobilistes à la cohabitation avec les cyclistes…) afin que nous ne devions pas en arriver à des mesures rendant le casque obligatoire. (En France il est désormais obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans). Aux Pays-Bas ils en sont à un point où en 2016 30 % des morts sur la route étaient des cyclistes (189). Cette forte représentation des cyclistes dans les accidents de la route fatals s’explique d’une part par une pratique très importante du vélo (certaines villes atteignent même 60 % de part modale en centre ville) et aussi par une augmentation de la pratique par les séniors, qui grâce au vélo électrique l’utilisent jusqu’à un âge plus avancé et parcourent plus de kilomètres. Il faudrait donc la mettre en paralllèle avec l’espérance de vie gagnée par la pratique d’une activité physique prolongée, ainsi qu’avec les morts évitées liées à l’utilisation du vélo plutôt qu’à celle de la voiture.



Pour conclure, découvrez ce cours qui apporte des éclairages intéressants, notamment en terme d’aménagements, d’urbanisme. Et comme le soulignait l’un des participants, certaines vidéos, enregistrées dans la rue en des endroits stratégiques, ont un double intérêt : elles permettent à la fois d’écouter le discours des enseignants et à la fois d’observer le fonctionnement d’un aménagement puisque tandis que le cours est dit… on peut observer à loisir en arrière-plan, les nuées de cyclistes, interagissant avec les autres usagers de la rue.


Le cours se conclue par la rédaction d’un devoir de 800 mots. Le lien vous permettra d'accéder à celui que j'ai rédigé.
Le mooc : https://www.coursera.org/learn/unraveling-the-cycling-city

Réécoutez 2 webinaires sur le code de la route à vélo et sur le code de la rue

Écrit par Lau on 2020-04-27

Après l'annonce du confinement à compter du 16 mars dernier, je proposais à Nicolas Dubois, salarié de la FUB en charge des vélo-écoles, un webinaire sur le Code de la route et la sécurité à vélo.

La FUB a lancé un groupe de travail sur l'apprentissage du vélo, avec notamment la création d'un pôle de formateurs susceptibles de réaliser des formations pour son compte, lorsqu'elle reçoit des demandes au niveau national. Étant bénévole dans 2 associations FUB (le Collectif Cycliste 37 en Indre-et-Loire, et Rue de l'avenir France), et ayant passé le CQP (Certification de Qualification Professionnelle) Éducateur Mobilité à vélo (EMV) en 2018, j'ai rejoint ce groupe de travail.

J'ai co-animé ma première formation en tant que prestataire de la FUB avec François Nora (qui fait aussi partie du pôle formateurs FUB), le 12 et le 13 septembre derniers, à Clermont-Ferrand, pour FIT un organisme d'insertion qui proposait déjà une activité d'auto-école sociale, et qui a pour projet de développer plusieurs vélo-écoles sur son territoire.

Dans le cadre du pole de formateurs FUB, nous échangeons sur nos pratiques pédagogiques, en vue de les améliorer. C'est donc dans cette optique-là, mais en élargissant à tout le réseau FUB, que j'ai contacté Nicolas pour lui proposer le webinaire.

Le premier webinaire Code de la rue à vélo et sécurité a eu lieu le 23/03/20, une 20 aine de personnes a pu y participer.
Devant l'engouement, je proposais un second webinaire sur le Code de la rue, en proposant à Anne Faure de Rue de l'avenir et à Pierre Toulouse (ancien adjoint de la coordonnatrice interministérielle pour le développement de la marche et de l'Usage du vélo) d'être les témoins de cette démarche Code de la rue à laquelle ils avaient contribué.
Le deuxième webinaire a donc eu lieu le 27/03/20, une 30 aine de participants y ont assisté.
Et enfin, comme certains avaient raté la première édition sur le Code de la rue à vélo et sécurité, je l'ai présentée une nouvelle fois, le 2/04/20. À nouveau, une 20 aine de personnes y ont assisté.

Vous trouverez ci-après les liens vers les enregistrements des 2 derniers webinaires, ainsi que les liens vers les documents correspondants (diaporamas notamment). Les documents sont également fournis en version modifiable, afin que vous puissiez si vous le souhaitez les réutiliser en les adaptant au besoin.

Je remercie Nicolas d'avoir assuré la supervision des webinaires (distribution de la parole, enregistrement...) et toutes les personnes qui m'ont fait des retours sur les supports, me permettant ainsi de les améliorer.

A - Réponses au Quizz Code de la route et sécurité à vélo :

VIDÉOS :

https://vimeo.com/405425782
https://vimeo.com/405429630

DOCUMENTS :

https://cloud.artefacts.coop/index.php/s/rX3tmzY3CNXk7Fx
Contient :

B - Code de la rue, des mesures pour favoriser les modes actifs.

VIDÉOS :

https://vimeo.com/405098176
https://vimeo.com/405399744

DOCUMENTS :

https://cloud.artefacts.coop/index.php/s/etg3Q4AX7tkXQD9
Contient :

Note : depuis janvier 2020, Artefacts, la Coopérative d'activités et d'emploi (CAE) au sein de laquelle j'exerce mon activité d'Éducatrice mobilité à vélo, est devenue membre associé de la FUB. Cela me permet de relier mon activité professionnelle (et pas seulement bénévole) à la FUB, réseau auprès duquel je me suis formée depuis plusieurs années et dont je me sens proche dans l'état d'esprit.

N'oubliez pas de pratiquer une activité physique régulière

Écrit par Lau on 2020-03-16

Durant cette période très particulière, il est recommandé de ne pas sortir de chez soi, les écoles sont fermées, les salariés qui le peuvent sont invités à travailler de chez eux. Or il est important de ne pas oublier, dans ce contexte où les mouvements vont être contraints, de pratiquer une activité physique régulière. Vous trouverez ci-après quelques informations et recommandations en ce sens.

L'OMS recommande 180 minutes d'activité physique pour les enfants de 2 à 4 ans, 60 min pour les jeunes de 5 à 17 ans et 30 min pour les adultes. En France, moins de 50 % des enfants respectent les 60 minutes d’activité physique quotidienne préconisées par les autorités sanitaires (Source : Observatoire du coeur réalisé par la Fédération Française de Cardiologie en 2017 en partenariat avec IPSOS.)

Cf la page de la campagne "Les chutes" de la Fédération Française de Cardiologie : La capacité cardio-vasculaire des enfants a baissé de 25% en 40 ans !

Attention en particulier aux filles qui auraient tendance à avoir moins d'activités physiques que les garçons. Pour l'ensemble des jeunes (filles et garçons) l'activité physique diminue à l'entrée au collège. Cela peut s'expliquer notamment par une croissance rapide chez les jeunes de cet âge, qui notamment en déplaçant le centre de gravité modifie l'équilibre corporel, ce qui entraîne maladresses et inconfort physique. Il faut donc l'expliquer aux adolescents, et les inciter à pratiquer malgré tout une activité physique, justement pour mieux apprivoiser ce nouveau corps. Il faut d'autant plus encourager l'activité physique chez les jeunes, que les capacités cardio-vasculaires se développent durant les premières années de la vie. Cela signifie qu'un enfant qui fait une activité physique aujourd'hui agit non seulement pour sa santé immédiate d'enfant, mais aussi pour sa santé future d'adulte.

L'activité physique prévient également les problèmes d'obésité, qui deviennent de plus en plus récurrents. L'obésité s'évite certes en surveillant l'alimentation, mais aussi en pratiquant une activité physique régulière et suffisante. Or l'activité physique favorise aussi un meilleur sommeil, et c'est pendant le sommeil que le corps sécrète des hormones qui régulent l'appétit. En 2013, 12 % des enfants de grande section de maternelle étaient en surcharge pondérale et 3,5 % étaient obèses. Ces chiffres augmentent avec l'âge. Ainsi, en 2015, chez les enfants et adolescents de 6 à 17 ans, le surpoids ou l'obésité concernaient 16 % des garçons et 18 % des filles. (source Ameli)

Et enfin, l'activité physique agit non seulement sur la santé du corps mais aussi sur celle de l'esprit. Comme le rappelle la définition de la santé de l'OMS, la santé ce n'est pas seulement celle du corps : "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité."

Vous trouverez ci-après une liste d'activités que vous pouvez proposer à vos enfants (et réaliser vous-mêmes !). S'ils pratiquent l'activité à l'intérieur, pensez à aérer la pièce pour que la qualité de l'air soit meilleure.

Le ministère des Sports propose sur le lien ci-après des recommandations et des ressources : http://sports.gouv.fr/accueil-du-site/actualites/article/avec-le-ministere-des-sports-faire-du-sport-chez-soi-c-est-facile

Exemples d'activités :

Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à m'en faire part et je pourrai les ajouter dans l'article.

Prenez bien soin de vous.

Édité le 20/03/2020 - suppression référence autorisation activité physique extérieur + ajout lien ministère des Sports

Le vélo comme un outil d'efficacité personnelle

Écrit par Lau on 2020-03-03

Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est à la même période que je me suis penchée sur les méthodes d’organisation et que j’ai définitivement adopté le vélo comme mode de transport privilégié.

Je travaillais pour un jeune éditeur de logiciel en pleine croissance, et seule au service support, je jonglais entre les nombreuses (et toujours très urgentes) demandes de nos clients et les freins de mes collègues développeurs qui mettaient en place toujours plus de nouvelles fonctionnalités. La nécessité de prioriser chaque semaine, chaque jour, de ne rien rater, de faire du reporting (devait-on embaucher pour absorber tel pic d’activité ? ) m’a amenée à la recherche de solutions pour pouvoir gérer cela au mieux.

Matrice Eisenhower (merci Serge ;)), 5S, GTD… ce furent mes premiers essais de méthodes d'organisation.

À cette époque j’avais 45 min de trajet en transport en commun : marche, bus, métro, bus, marche. C’était donc long, cela ne me permettait pas pour autant de lire confortablement du fait des correspondances, j’étais régulièrement horripilée par mes « compagnons » de voyage qui écoutaient leur musique sans casque et par-dessus le marché selon le trajet que j’empruntais il m’arrivait d’attendre de longues minutes un bus dans un secteur très circulé donc très bruyant et très pollué.

À l’occasion d’une grève des transports en commun j’ai tenté de parcourir mon trajet domicile-travail à vélo. Bon cela se faisait, mais il y avait tout de même 8km, alors dès que les bus ont repris du service j’ai remisé mon vélo à la cave.

Et puis un été, en rentrant de vacances, je n’avais aucune envie de me retrouver enfermée dans un bus ou dans un métro, et j’ai décidé d’aller au travail à vélo. Je m’en souviens encore ! Il faisait bon, il n’y avait pas trop de circulation, c’était super agréable, je n’avais pas l’impression d’aller au travail mais de partir en balade, ce qui revenait à décaler mon heure « d’embauche » d’une heure ! À l’arrivée je transpirais un peu (pas grave, j’avais prévu une tenue de rechange), mais je me sentais en super forme, hyper contente, hyper énergisée, hyper motivée.

Mon trajet n’était pas facile, je n’avais aucun aménagement cyclable, une descente au départ, une montée à l’arrivée, des rues étroites embouteillées, d’autres rues très circulées avec des vitesses élevées, et un rond-point infaisable à vélo que je shuntais en passant à pied sur le trottoir. De plus la distance, 8km, était une distance importante pour moi qui n’étais pas sportive (je ne le suis toujours pas). Malgré cela je savourais la liberté que me procurait le vélo : je n’étais dépendante ni d’horaires ni de la quantité de trafic, mon trajet durait invariablement 45 minutes quelles que soient les conditions. L’exercice physique faisait que je me sentais plus en forme, les idées bien claires, notamment le matin avant d’attaquer mes tâches. Le mouvement répétitif du vélo a sans doute un effet hypnotique/calmant, en tout cas le temps de trajet ne représentait plus un temps de stress (courir après le bus, supporter les incivilités...) mais un temps de rêverie, de décompression et de « digestion de la journée » le soir au retour. Certes, je devais rester concentrée et vigilante par rapport à la circulation, mais au pire si j’avais besoin de sérénité, sur les parties les plus agitées, je descendais du vélo et poursuivais à pied sur quelques mètres. Au retour j’avais envie de faire une pause dans le parc ? Rien de plus facile !

Ces trajets à vélo, tout comme les méthodes d'organisation dans mon travail, me rendaient la maîtrise des éléments : alors que la journée j’étais bombardée de tâches à évaluer, prioriser, traiter, que je devais négocier en permanence avec les clients ou avec mes collègues… là pendant 1h le matin et 1h le soir je guidais mon vélo comme je l’entendais, je passais par où je voulais, à la vitesse de mon choix, je m’arrêtais si je le voulais, et repartais quand je l’avais décidé. Cela n’a l’air de rien, mais subrepticement, cela donne une sensation de pouvoir, pas de pouvoir sur les autres, mais du pouvoir tout court.

Les méthodes d'organisation et le vélo permettent chacun à leur façon de préserver son temps mais aussi de préserver la machine de production (cf S. Covey) la plus importante : soi-même. Et comme l'explique bien David Allen, ce n'est pas forcément pour "produire plus", c'est surtout pour avoir une meilleure qualité de vie dans le sens d'une vie plus en accord avec nos besoins et nos désirs. Grâce aux méthodes d'organisation je vais à l'essentiel avec sous la main une cartographie complète de mes responsabilités, de mes centres d'intérêt, de mes projets : je sais à tout moment où je suis et où je vais. De ce fait je stresse moins, ce qui est autant de bénéfice pour ma santé. Grâce au vélo non seulement je diminue le stress lié aux trajets (bouchons, horaires...) mais j'entretiens ma santé par une activité physique régulière, sans y penser, sans que cela me prenne du temps supplémentaire dans mon emploi du temps. Pour ma part, si j'utilise le vélo pour me déplacer, ce n'est PAS QUE parce qu'il est plus efficace, c'est aussi parcequ' il me permet d'aller à la "bonne" vitesse, la mienne, c'est à dire une vitesse qui n'est ni imposée par les autres, ni le fruit d'une course sans fin vers la réduction maximale du temps de trajet, simplement une vitesse humaine ! C'est cette sensation d'alignement qui est reposante et gratifiante pour l'esprit : avoir la conscience aigüe de faire la bonne tâche, d'être au bon endroit, dans le bon timing, d'utiliser le bon outil.

Dans cette vie où rares sont les domaines où nous pouvons avoir et garder la maîtrise, je recommande donc ces deux outils : de bonnes méthodes d’organisation, et le vélo !



***

Texte inspiré par l’écoute de l’intervention de Jean de la Rochebrochard à 1h20 dans la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=ZEAWYwCg46Y

Extrait :

Il faut avoir, si possible, une discipline de vie à côté de votre discipline pro. […] Je vais vous donner un exemple, vous avez des défauts, il faut mettre des contraintes en face. […] (raconte comme il a pris du poids) On a tous essayé de se fixer notre routine de sport hebdomadaire. Je ne sais pas pour vous mais moi je n’y arrive pas. […] J’ai fait deux choses : j’ai arrêté le scooter à Paris, […] et je me suis acheté un vélo qui est un Brompton, un vélo pliable. […] Je dois faire 7, 10, 12, 15 km à vélo par jour, c’est la première chose que j’ai faite pour faire du sport de manière régulière sans que ça bouffe sur mon agenda, et en plus le vélo à Paris ça va hyper vite.

Autres témoignages du passage au vélotaf :
Tristan Nitot, Bilan de un an de Vélotaf (article de blog) : https://standblog.org/blog/post/2019/12/01/Bilan-un-an-de-Velotaf

Brice Perrin, Comment j’ai remplacé ma voiture par un vélo (article de blog) : https://www.lecurionaute.fr/pourquoi-et-comment-jai-remplace-ma-clio-par-un-velo/

En roues libres, Se mettre au vélotaf : bilan un an après (vidéo 13 min) : https://www.youtube.com/watch?v=ZcVRbcKFOew

[Retour sur]Atelier Organiser une cartopartie - Gonesse

Écrit par Lau on 2019-12-15

Tout a commencé par un appel lancé sur le forum OSM par La Fabrique numérique, le Fablab municipal social de la ville de #Gonesse en région parisienne, dont la mission est de remobiliser vers l’emploi ou la formation des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ou formation.

Ils avaient lancé un appel sur le forum OSM : ils voulaient « remettre la fauconnière (leur quartier) dans le GPS ». Car Google référence mal leur quartier, les rues (quand elles sont au bon endroit) ne sont pas forcément attribuées à la bonne commune. 4000 habitants sont concernés par des adresses… qui ne figurent pas sur Google car ces adresses ne sont pas accessibles en googlecar. Partis de cette réalité (des histoires de livreurs qui ne trouvent jamais leur destinataire, ou qui livrent régulièrement à la mauvaise adresse, ou d’un habitant qui doit venir accueillir ses visiteurs à 200m de chez lui, car aucune carte ne mène au pied de son immeuble…) Ils se sont amusés à comparer plusieurs cartes : Google, OSM, Bing, etc aucune n’est pareille, aucune n’est vraiment juste : il y avait donc un vrai besoin.

Le 26 janvier 2018, nous leur rendions une première visite avec Romain Lalande. Nous leur avons listé quelques outils intéressants qui permettent d’utiliser les données OSM, quelques astuces possibles pour organiser des cartoparties à partir de nos cartoparties vélo organisées à Tours en 2014-2015. Romain a rédigé un article à l'issue de cette rencontre : La Fabrique numérique de Gonesse, cartographier pour exister.

J'y retournais le 28 février, pour compléter la méthodologie d'organisation d'une cartopartie. Le 10 mars, ils organisaient la cartopartie avec succès, et purent bénéficier du soutien de Christian Quest qui est venu leur prêter main forte.

Grâce à ce projet, la promotion de la Fabrique numérique a obtenu 2 prix :

Articles de presse :

[Retour sur] Présentation généraliste d'OSM à l'école thématique CNRS Géostat Santé

Écrit par Lau on 2019-12-09

Julien Coupey avait lancé un appel sur la liste talk.fr (liste de discussion francophone d'OSM) : l'école thématique CNRS Géostat Santé cherchait un intervenant pouvant venir présenter OpenStreetMap. Julien était intervenu aux rencontres de Théo Quant cf sa présentation et s'était ainsi mis en contact avec Anne Quesnel, co-organisatrice de la rencontre alsacienne. Julien n'étant pas disponible, il a transmis la demande sur les réseaux et je me suis proposée.

C'est donc en missionnaire OSM que j'ai pris le train en direction de l'Alsace. TGV d'abord où, coïncidence amusante, les écrans affichent une carte OpenStreetMap pour nous indiquer où nous en sommes de notre voyage.

Puis un TER qui s'enfonce dans le massif des Vosges me conduit jusqu'au village de Wesserling. Eric-André Sauleau, autre co-organisateur de la rencontre m'attend pour me conduire en voiture jusqu'au gîte qui accueille les chercheurs pour la semaine. J'avais prévu mon Brompton au cas où, mais il m'aura juste servi pour le trajet entre chez moi et la gare de Tours, et celui entre la gare Montparnasse et la gare de Lyon.

L'intervention en cours porte sur les drones, et nous sortons d'ailleurs pour bénéficier d'une démonstration, et poser sous l'engin pour une photo immortalisant l'événement. Nous enchaînons avec un atelier sur Qgis. Après le dîner je présente mon diaporama. Hélas la connexion Internet bien trop faible me contraint à une présentation en mode déconnecté... heureusement que j'avais prévu beaucoup de copies d'écran ! Si une majorité des personnes présentes a déjà entendu parler d'OSM, seulement 2 d'entre elles ont déjà contribué.

Le lendemain matin, avant la première présentation de la journée je chausse mon casque et ma caméra 360° pour prendre quelques photos en vue de les transférer sur Mapillary. Alors oui je sais je ressemble à un teletubbies... mais il faut parfois sacrifier un peu de dignité pour les besoins de la transmission de savoirs :)

C'est à regret que je reprends le train du retour, tant l'ambiance sympathique et studieuse était agréable dans ce cadre superbe. Mais qui sait, il y aura peut-être une nouvelle édition dans deux ans ?

[Retour sur] Atelier d'initiation à OpenStreetMap du 6 avril à La Riche

Écrit par Lau on 2019-04-24

Le 6 avril dernier, j'intervenais à la Médiathèque de La Riche, dans le cadre des Samedis numériques. Les Samedis numériques c'est une animation proposée par la médiathèque pour faire découvrir des outils numériques.

L'atelier que je proposais consistait à proposer une initiation à OpenStreetMap. Les participants ont exprimé leurs attentes qui étaient variées : certains venaient dans le cadre de leur familiarisation avec Internet, certains ne connaissaient pas et souhaitaient découvrir, d'autres connaissaient des services équivalents, et voulaient être initié à des alternatives, d'autres encore connaissaient mais souhaitaient être accompagnés pour leur première contribution, et enfin d'autres avaient déjà contribué et étaient intéressés d'assister à un atelier de ce type.

Découverte :

Présentation d'OpenStreetMap en tant qu'outil collaboratif et libre (explication de la licence qui permet à la fois de partager les données, et interdit leur réappropriation exclusive). Base de données, services, outils, communauté, licence. L'exercice de familiarisation avec l'interface Openstreetmap.org a permis à ceux qui ne connaissaient pas d’utiliser les fonctionnalités disponibles en tant qu'utilisateur (navigation sur la carte, saisir une note, calculer un temps de trajet, partager un emplacement par lien hypertexte). Les utilisateurs avancés ont pu, grâce au pad mis en favori sur les ordinateurs, aller consulter en autonomie des liens vers d'autres documents. Explication des règles de contribution, de validation, de surveillance et de correction. Démonstration de l'interface de l'outil ID pour modifier des données (points, lignes, polygones), vu les imageries (Orthophoto IGN, Orthophoto Tours plus, Cadastre).

Sortie terrain :

Nous avons constitué 3 groupes, chaque groupe était accompagné d'une personne ayant déjà contribué à OSM et devait rapporter au moins une donnée à modifier à partir d'une des missions proposées. Les missions choisies : Accessibilité passage piéton, Vérification mobilier urbain jardin Estarreja, Tracé du chemin des écoliers matérialisé par des poteaux indicateurs.

Contribution :

De retour devant les ordinateurs, chaque groupe a pu rentrer les données voulues dans OSM. Certains participants ont indiqué qu'ils ne souhaitaient pas devenir contributeurs, mais ils ont expérimenté la création d'une note et pourront donc le cas échéant participer à l'amélioration de la carte. Les autres ont clairement exprimé leur souhait de se mettre à la contribution.

Au travers des différents échanges, certains outils ont pu être présentés UMAP, F4Map, Mapillary, Streetcomplete, OSMAnd, OpenStreetCam... ou évoqués Géovélo.

Comment choisir un vélo ?

Écrit par Lau on 2019-04-08

C'est le printemps, et vous avez peut-être décidé de vous acheter un vélo ! Avant de franchir le pas, n'hésitez pas à essayer différents types de vélo, pour trouver celui pour lequel vous avez votre préférence (position, confort...). Essayez, dans la mesure du possible, de choisir en fonction de votre usage... et pas seulement en fonction de l'esthétique de l'engin ou de l'image que vous souhaitez renvoyer :)

Exemples :

Vous avez beau avoir envie de “paraître sportif”, acheter un modèle VTT ne sera pas forcément le choix le plus judicieux si vous envisagez d’aller au travail en costume. En effet, sans garde-boue, sans carter de chaîne, vous vous salirez à la première flaque, de plus la position n’est pas vraiment compatible avec la tenue du costume.

Vous avez beau avoir envie de paraître "jeune et branché", acheter un fixie alors que votre trajet comporte du dénivelé n'est vraiment pas une bonne idée pour vos genoux !

Si vous faites de la ville, un modèle très sportif va vous contraindre à une position qui ne sera pas compatible avec votre besoin de contrôle visuel de la situation, préférez un vélo avec une position plus droite qui vous transformera en mirador à qui rien n’échappera.

En revanche si vous envisagez de longs trajets, une position trop droite risque de vous fatiguer, au-delà du fait qu’elle est moins efficace.

Une fois que vous avez fait votre choix, demandez au vélociste de faire un tour avec. Pour certains types de vélos, certains marchands de cycle peuvent proposer de la location sur des modèles similaires, n'hésitez pas à demander.

Si c’est votre premier vélo et que votre budget est serré n’hésitez pas à acheter un vélo d’occasion : vous pourrez en effet le revendre au même prix où vous l’avez acheté, et cela vous permet de vous assurer que le modèle correspond à votre pratique.

Si vous devez utiliser votre vélo en intermodalité (le monter dans le train par exemple) ou si vous avez besoin de le manipuler au départ de chez vous ou à l’arrivée (marche, accès à une cave par plusieurs portes), privilégiez un vélo léger.

Vous trouverez dans le document en lien ci-après une sorte de check-list afin de vous aider à déterminer vos critères de choix.

Bonne route !

Choisir un vélo PDF, 3p
Choisir un vélo ODT version modifialble, 3p